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GHB, drogue du viol


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(Publié par Doktor | Mise à jour le 17 octobre 2006)
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En bref

GHB : C4H8O3 Nom chimique : GHB (acide gamma hydro butyrique, C4H8O3).

Noms courants : GHB, Drogue du viol, Ecstasy liquide

Propriétés : Sa structure proche de celle d’un neurotransmetteur, le GABA, en fait un puissant inhibiteur des systèmes neuronaux prédominants, c’est à dire qu’une personne excitée sera calmée et une personne angoissée ou inhibée sera désinhibée. A forte dose le GHB est toujours sédatif.

Description

Synthétisé et étudié par le Professeur Henry Laborit en 1961, le GHB a été utilisé comme anesthésique général, comme traitement des troubles du sommeil, comme aide à l’accouchement et comme alternative au sevrage de l’alcool et des opiacés. Mais en raison d’inconvénients non négligeables comme anesthésique (réveil franc et total mais délai d’action peu prévisible), le GHB a perdu son usage médical.

Bien que cette substance soit parfois vendue sous le nom d’« ecstasy liquide », elle n’a rien à voir avec l’ecstasy qui est un dérivé de l’amphétamine.

On trouve le GHB en liquide, en poudre, en capsules ou en granulés à dissoudre dans l’eau. Dissout dans un verre de boisson alcoolisée, il n’a ni odeur ni saveur (à peine un léger goût salé et savonneux). Il est parfois vendu mélangé à un liquide coloré et très salé pour éviter qu’il ne soit utilisé comme « drogue du viol ».

Le GHB était beaucoup utilisé dans les salles de sport dans les années 80 comme alternative aux stéroïdes pour sa capacité à augmenter la masse musculaire et à diminuer les graisses corporelles en stimulant la production de l’hormone de croissance.

A l’heure actuelle le GHB est apprécié en tant que drogue « post-party ». Son utilisation est devenue festive et parfois criminelle, d’où son nom de « drogue du viol ». Selon le consommateur et la dose, son efficacité s’étale sur 3 à 4 heures. Le GHB est ensuite dégradé en eau et dioxyde de carbone, et sa présence n’est alors plus détectable.

Les risques

La marge de sécurité entre les doses produisant l’effet recherché et celles qui provoquent un coma toxique étant faible, le danger d’un surdosage par inadvertance est important. Un coma sans surveillance et traitement médical comprend le risque de complications parfois fatales telles que l’arrêt respiratoire, l’hypotension, l’hypothermie, les chutes dangereuses. Des rares cas mortels à la suite de l’ingestion de GHB ont été signalés au niveau international.

Parmi les situations particulièrement dangereuses, on trouve bien entendu les effets combinés avec ceux d’autres drogues à effet dépresseur sur le système nerveux (alcool, opiacés, narcotiques et sédatifs), mais aussi l’usage combiné de stimulants (amphétamine, cocaïne, designer drugs).

Effets à court terme

Jusqu’à preuve du contraire, le GHB n’est ni une drogue, ni un aphrodisiaque. C’est un modulateur du système nerveux central comme beaucoup de médicaments. Ces effets amnésiques et anesthésiques disparaissent au bout de quelques heures.

Les effets sont comparables à ceux de l’alcool mais sans « gueule de bois ». Cinq à quinze minutes après son absorption, le GHB produit une chaleur interne bénéfique, un état d’ivresse et de détente. Le GHB n’a pas de propriétés aphrodisiaques réelles, mais provoque une désinhibition sexuelle causée par l’effet sédatif.

Récemment, le ROHYPNOL, le GHB et le kétamine (« Spécial K ») sont devenus très populaires dans les raves ou les clubs pour leur effet relaxant et amnésique. Cependant, associé à de l’alcool, à des opiacés ou à l’inhalation de substances nocives, il peut s’avérer dangereux et même mortel (voir le paragraphe sur les risques).

Effets à long terme

Le GHB consommé seul ne provoque aucun effet nocif à long terme ni aucune dépendance connue. Un surdosage ponctuel se manifeste par des vertiges intenses (semblables à l’effet de l’alcool) et des nausées. Il peut en résulter un sommeil profond qui nécessite une surveillance médicale.

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